Tous les articles de la catégorie : Presse

juin26
ACTU-RMC

Paris sous les eaux : la grande crue – RMC découverte

Ce film documentaire revient sur la grande crue qui a submergé Paris en juin 2016. Réalisé en collaboration avec les meilleurs spécialistes, ce reportage fait notamment intervenir Emma Haziza, qui apporte son expertise sur le risque inondation et la gestion de crise. Au fil des images, nous découvrons comment la capitale française et sa population doivent s’organiser pour faire face aux débordements de la Seine et réduire leur vulnérabilité. Diffusé RMC découverte, la vidéo est encore disponible en replay jusqu’au mardi 27 juin.

juin26
ACTU-La-tribune

Emma haziza, Présidente de Mayane, lauréate du Tribune Women’s Avards 2017 Languedoc-Roussillon !

En présence de Carole Delga, la présidente de Région et Chiara Corazza, DG du Women’s Forum et marraine de l’événement, et 450 personnalités régionales, dix femmes emblématiques ont  été distinguées parmi lesquelles, Emma Haziza, fondatrice et présidente de Mayane, primée pour son parcours. Une belle reconnaissance pour l’investissement d’Emma dans le développement de l’économie régionale sur un sujet d’actualité et qui nous concerne tous : la résilience face au risque inondation.

 

juin02
ACTU-Animations-MidiLibre

Mayane dans le Midi Libre : « Savignargues : attention aux vidourlades ! »

Les dangers provoqués par les affluents du Vidourle sont souvent ignorés à l’occasion des épisodes cévenols.

Les crues du Vidourle sont connues au niveau national sous le nom de vidourlades. Au plan local, en dehors des villes traversées par ce fleuve gardois, les dangers provoqués par ses affluents sont souvent ignorés à l’occasion des épisodes cévenols. Une action de prévention s’est déroulée vendredi 28 avril auprès des élèves de cours moyen.

Organisée par l’Établissement public territorial de bassin du Vidourle auquel Savignargues a adhéré lors du conseil municipal du 9 mars, cette séance a été confiée à l’association Mayane, intervenant sur les inondations. Jérémi et Léa ont présenté à la classe les différents risques de débordement des cours d’eau, la submersion marine, le ruissellement urbain et le tsunami. Sur la commune, si le Bay, affluent du Crieulon, ne paraît pas dangereux, le drame survenu en 2014, lors d’un franchissement de la Droude en crue montre que la prudence est nécessaire au cours de nos déplacements.

Les enfants ont été placés en situation, ils devaient tenir le rôle d’élus responsables d’une commune autour d’une maquette représentant le bassin-versant du Vidourle. Cette sensibilisation éclairée par l’observation de la réalité contribuera, il faut l’espérer, à la sécurité de tous.

 

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mai15
nimalabri diagnotic vulnerabilite inondation ville nimes mayane gratuit presse magazine vivre nimes 141

« N’attendez pas le déluge pour faire votre diagnostic inondation »

Ce mois-ci, le magazine nîmois Vivre Nîmes N°141 publie un article sur le dispositif Nim’Alabri, dans sa rubrique habitat.

Pour lire l’article : Vivre Nîmes N°141 , page 22-23

Infos pratiques

www.nimes.fr
04 11 93 25 74
inondation@nimalabri.fr
Le bureau Mayane, équipe d’experts recrutée par la Ville, vous reçoit au 8, avenue Franklin Roosevelt du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h.

 


 

mar16
climat central europe inondation extreme article scientifique

Selon une dernière étude scientifique, l’Europe face aux inondations extrêmes deviendront la norme dans les années à venir !

Article d’Andrea Thompson, publié sur le site de Climate Central le 15/03/2017 :

« Europe Faces Annual Extreme Coastal Floods in Future

 The kind of extreme coastal flooding events that today hit parts of Europe roughly once every hundred years could happen annually by the end of the century as the climate continues to change, a new study suggests.

Such “rare catastrophic events, which most of us have not experienced, will become a part of most Europeans’ lives,” study leader Michalis Vousdoukas, a coastal oceanographer at the Joint Research Centre (JRC) of the European Commission, said in an email.

 The analysis, detailed in the journal Earth’s Future, is the first to take into account not only sea level rise due to warming temperatures, but also the impacts of climate change on storm surge and wave activity when estimating future flood risk. Those two factors have played a key role in the worst flooding disasters, and so are important to consider because “it’s always the extreme events that are important in terms of impacts, since they are explosive and unpredictable,” Vousdoukas said.

That seas are rising as the planet heats up is one of the clearest outcomes of climate change. Currently, seas are rising by about an inch per decade, though rates vary from region to region because of local land rise and subsidence. If greenhouse gas emissions aren’t curbed, global seas could rise by 10 inches to 2.5 feet, on average, by the end of the century, according to the most recent Intergovernmental Panel on Climate Change report.

Higher seas lead to more, and more severe, coastal flooding during storms, but to date most evaluations of that future threat have focused only on the sea level rise component, leaving out potential changes to tides, storm surge and wave energy, which cause most of the erosion and damage to houses and infrastructure seen during such storms.

RELATED   : Coastal Cities Could Flood Three Times a Week by 2045 -Rain, Storm Surge Combine to Put U.S. Coasts at Risk - Sinking Atlantic Coastline Meets Rapidly Rising Seas

One of the biggest such examples in recent European history are the 1953 North Sea floods, when high tides combined with an intense storm system to flood large swaths of the Netherlands and the United Kingdom, killing more than 2,500 and causing billions of dollars in damage.

Rolling all the factors together that contribute to such extreme floods is difficult and necessarily involves making certain assumptions and simplifications. But the authors think it can provide a clearer picture of the kind of future the region is up against and the kinds of investments needed to be made in coastal defenses, as well as what could be avoided by reducing the greenhouse gas emissions that are driving global warming.

The authors used observations of these different factors as well as climate models to estimate how each factor might change along the coastlines of Europe under different greenhouse gas emissions scenarios.

They found that while sea level rise drives the bulk of the flooding risk, the changes to storm surge and waves amp up that risk in certain areas, particularly the North Sea and along northern European coasts more generally.

By the end of the century, the level of a 100-year flood event could reach 2.5 feet higher than today on average around Europe’s coastlines if emissions continue unabated and could still reach nearly 2 feet higher even under moderate emissions reductions. In the North Sea region, they could reach 3 feet higher.

“Identifying these ‘hotspots’ is critical for local managers and should motivate more detailed regional/local analyses in order to make informed decisions on future adaptation needs,” Thomas Wahl, who studies coastal flood risks at the University of Central Florida, said in an email. Wahl was not involved with the new study.

The study also finds that a 1-in-100 year flooding event today could happen once a decade by mid-century and every few years to annually by the end of the century, depending on emissions levels.

Despite the inherent limitations of the analysis “it is an important step in the right direction and to date, the most comprehensive analysis of changes in coastal extreme sea levels under climate change for Europe,” Wahl said.

Vousdoukas and his colleagues are working on similar, global-scale analysis, which suggests such extreme flood hotspots will be found elsewhere. Large variations in such risks along the U.S. coast have already been hinted at in other studies, Wahl said.

In response to the catastrophic 1953 floods, the Dutch government constructed a massive flood protection system of dams, dykes, locks and levees to prevent history repeating itself. Vousdoukas and his colleagues hope that European, and other, governments will be able to use his work to start preparing for future risks before the flood of the future arrive.

“One of the important messages from our work is to highlight the potential future challenges for the European coastline,” he said. “Designing and implementing sufficient and socially fair adaptation/mitigation measures is a challenge and our societies should start preparing now.” »

© photo :  Richard Broome

Voir l’article :  http://www.climatecentral.org/news/europe-faces-annual-extreme-coastal-floods-in-future-21246

 


 

fév15
ACTU-Animations_RC

Midi Libre : Le changement climatique évoqué à l’école de St-Clément-de-Rivière

Le Midi Libre parle des animations sur le réchauffement climatique réalisées par Mayane. En effet, depuis 2009 l’association intervient auprès des scolaires pour mener à bien des projets de sensibilisation sur le thème de l’eau (inondations, économies d’eau, etc.). Depuis 2015, une nouvelle thématique est abordée avec les élèves du bassin versant du Lez : comprendre le changement climatique sur le territoire. A cet effet, Mayane développe des outils pédagogiques adaptés tels que des livrets pour les enfants ou encore des panneaux d’exposition.

« Le changement climatique c’est maintenant ! Aussi, le Syble (Syndicat du bassin du Lez) s’est déplacé à Saint-Clément pour en parler. Le syndicat mène à bien ses missions à l’échelle du bassin versant du Lez. L’équipe se compose de six personnes pour assurer la mise en œuvre des deux grands programmes d’actions du bassin : le Sage (Schéma d’aménagement de gestion des eaux) et le Papi (Programme action de prévention des inondations). Le Syble a mis en place des animations pour les classes de CM1 et CM2 du bassin versant du Lez.

Les interventions sont menées par les animateurs de l’association Mayane. Les carnets de terrain utilisés sont validés par l’Éducation nationale, via Jean-Pierre Dugarin le responsable au CRST (Centre de ressource science et technologie). Jeudi 26 janvier, les élèves de Nathalie Soum de l’école Louis-Landier ont réalisé plusieurs expériences : d’où vient le gaz ? La fonte des icebergs ! La fonte des glaciers ! La dilatation de l’eau ! Les élèves ont échangé et débattu sur les conséquences du changement climatique, à l’échelle du territoire, conséquences qui sont les responsables de l’aggravation du réchauffement. Ils avaient même une réflexion à mener à la maison : comment limiter notre impact ?

Les élèves ont revu les dérèglements spectaculaires dans l’Hérault : en septembre 2014 à Montpellier, l’équivalent de 6 mois de pluie en seulement 3 h, le 17 août 2016 des grêlons aussi gros que des œufs au Pic Saint-Loup, 2016 l’été le plus chaud depuis 137 ans. Une vraie leçon de sciences ! »

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Les supports pédagogiques créés par Mayane :

Le livret élève

Carnet-RC-couv Carnet-RC-int

Les panneaux pédagogiques

Rollup-RC

 


 

fév08
ACTU-Crue-2016

Crue de juin sur Paris : dégâts estimés à 1,3 milliard d’euros

Les crues et les inondations de fin mai et début juin ont provoqué des dégâts estimés à 1,3 milliard d’euros, selon la secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes, Mme Méadel.

Au total, 1.358 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle, ce qui représente 172.000 sinistres déclarés sur toute la France, a-t-elle ajouté.

Paris carte ppri
Carte PPRi – Paris

 

Lire l’article du Figaro > « Inondations de juin: 793 millions d’euros versés »

 


 

nov18
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17/11/16 Environnement magazine. Inondations : Mayane accompagne les collectivités

Mayane, bureau d’études héraultais, s’appuie sur sa pluridisciplinarité pour aider les collectivités à développer une culture du risque.

Sa pluridisciplinarité fait sa force. Dès sa création en 2008 à Montpellier, le bureau d’études Mayane s’est positionné sur la réduction de la vulnérabilité des territoires aux risques d’inondation avec plusieurs cordes à son arc. « Mayane, je l’ai un peu conçu comme un centre de recherches, avec la volonté de passer à l’action et en mariant les compétences de plusieurs chercheurs qui ont travaillé comme moi sur cet enjeu. Aujourd’hui nous sommes une quarantaine », a relaté sa directrice générale et fondatrice, Emma Haziza, lors d’une table-ronde sur le risque inondation organisée le 10 novembre à l’Assemblée nationale.

Forte d’un doctorat sur le sujet aux Mines de Paris, elle ne veut surtout pas l’enfermer dans des ornières et ouvre les champs disciplinaires : Mayane a depuis recruté de jeunes experts – ingénieurs de projets, animateurs scientifiques, professionnels de la communication, docteurs en hydrologie, bientôt un psychologue – et produit autant des actions d’études que d’ingénierie des risques, de conseil, de formation ou de communication. « Collectivités, syndicats de bassins, services de l’État, nous accompagnons les décideurs dans leur gestion du risque. Et nous avons créé en interne un pôle pédagogique, porté par une structure d’éducation à l’environnement. La pluridisciplinarité y est aussi de mise. Ingénieurs et éducateurs à l’environnement y travaillent main dans la main ».

Pour aider les territoires à se forger une culture du risque, Mayane réalise des études préalables à la pose de repères de crues et, pour limiter les dégâts, des audits de réduction de la vulnérabilité à diverses échelles dont celle du bâti. « L’engouement pour cet enjeu est très net », poursuit-elle en citant son travail avec la ville de Nîmes : « Comment empêcher l’eau d’y rentrer ou, a minima, à la population de se protéger ? Faut-il créer une zone refuge ? Encore faut-il que les habitants puissent y accéder… Nous sondons leurs besoins et allons à la rencontre de ceux qui ont vécu des inondations et de ceux qui arrivent sur place et n’en ont jamais connu ».

Autre mission en cours, diagnostiquer la vulnérabilité aux inondations des bâtiments de France Médias Monde (France 24, RFI). Quant aux outils à la disposition des acteurs locaux – Papi, Stratégie locale de gestion des risques d’inondation  (SLGRI), ils existent « mais il reste à mieux les faire connaître et à les mettre en adéquation ». La mécanique est encore grippée et les difficultés de mise en œuvre sont colossales : « Un dossier pour un Papi, c’est 400 pages ! Et on voit de tout en matière de plan communal de sauvegarde (PCS). Parfois il fait quatre pages, parfois cent fois plus. Nous militons pour qu’à l’échelon préfectoral, leur qualité soit vérifiée et leur niveau d’opérationnalité acté ».

MB

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nov15
actu-locatisinfo

Locltis info : Inondations de juin 2016 : et si cela recommençait ?

Qualifié d’exceptionnel, l’épisode d’inondations qui a traversé la France en juin dernier et dont le coût d’indemnisation dépasse le milliard d’euros, pourrait tout à fait se reproduire de manière plus fréquente, ont alerté Météo-France et des experts, lors d’une table-ronde sur le sujet organisée à l’Assemblée nationale le 10 novembre. Plusieurs députés, également maires, ont témoigné, réclamant notamment des informations plus claires et plus précises en période de crise et davantage de moyens pour l’entretien des rivières.

 

Comment sortir plus intelligent d’une crise ? A chaque événement d’ampleur, la question se pose aux collectivités désireuses d’être mieux préparées au risque inondation. « L’engouement pour cet enjeu est très net », confirme Emma Haziza, fondatrice du bureau d’études Mayane, qui travaille aussi bien avec elles qu’avec les services de l’Etat. Le 10 novembre, cette experte a participé à la table-ronde organisée sur le sujet par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale. Les parlementaires présents se sont montrés particulièrement remontés contre les services de l’Etat. Une quinzaine d’entre eux, également maires, ont témoigné des dégâts causés par ces inondations de juin dernier sur leurs territoires.

Des élus témoignent

« Une centaine de communes ont été touchées. Du jamais vu dans ma circonscription ! », relate Jean-Jacques Cottel, député socialiste du Pas-de-Calais. Evacuation des déchets occasionnés, dégâts sur les routes et les habitations, procédures d’indemnisation : « Alors que les collectivités sont démunies, les aides promises se font attendre », déplore cet élu maire de Bapaume, une petite ville de 4.000 habitants. Même constat à Nemours, en Seine-et-Marne. Cette ville très touchée se reconstruit, répare des dégâts qui se chiffrent en millions d’euros. « Il y a des problèmes d’assurance, de franchise. Sur le plan psychologique, lors de la gestion de crise, les habitants ont eu le sentiment que leur territoire a été sacrifié pour éviter que Paris ne soit inondé », indique la députée-maire (LR) de cette ville, Valérie Lacroute. A sa demande une mission d’inspection générale y a été impulsée par les ministères de l’Environnement et de l’Intérieur. Elle est en cours pour faire le point sur la manière dont  a été géré – sous tous ses aspects possibles – l’avant, le pendant et l’après-crue du Loing, cet affluent gauche de la Seine qui traverse Nemours. Ses conclusions devraient être remises fin novembre. « J’espère que ce rapport, très attendu des élus locaux, mettra en évidence la chronologie des faits et démentira ce sentiment collectif », ajoute l’élue.

Rester vigilant

En termes de politique de prévention, d’autres leçons sont à tirer. « L’écueil serait de classer cet événement comme exceptionnel et de mal en tirer les leçons, alors qu’il y a matière à progresser. L’intensité du phénomène a été en grande partie due à une conjugaison de facteurs météorologiques, une dépression atmosphérique faisant du surplace au-dessus de l’Allemagne, des retours de pluies venant du Nord, un air chaud et humide puis cinq jours de précipitations en continu, sur des sols déjà gorgés d’eau. D’autres événements de cette nature peuvent se produire et l’exceptionnel devenir plus fréquent », prévient Jean-Marc Lacave, président-directeur général de Météo-France. « D’autant qu’on observe dans l’historique des crues des phénomènes de récurrence et de piqûres de rappel qui peuvent se reproduire », appuie Emma Haziza.

 

Vigilance météo : à quand un peu d’air frais ?

Pour Jean-Marc Lacave, « il est donc temps de progresser, en commençant par moderniser la procédure de vigilance météorologique, qui date et conserve une nature très institutionnelle. Elle est plus destinée à communiquer vers les préfets que vers les maires et leur population ». Des élus critiquent le manque de clarté et de précision des informations transmises. « Alertes de fortes pluies, vigilance jaune ou orange, messages de Vigicrues, nous recevons en tant qu’élus de la part des préfectures des alertes en tous genres sur nos téléphones. C’est difficile à comprendre. Et lorsque l’alerte rouge est arrivée chez nous, j’avais déjà de l’eau jusqu’à la taille ! », raconte Valérie Lacroute. « Il y a toujours des fax envoyés, les contenus sont parfois ésotériques et les destinataires pas forcément exhaustifs. A l’heure du smartphone, du data et de la géolocalisation, on peut faire mieux », reconnaît Jean-Marc Lacave. « D’importants progrès ont été faits. Dans les années 2000, il n’y avait ni vigilance météo ni informations transmises à la population », nuance Emma Haziza.

Des outils… à faire connaître

En termes d’outils, la marge de progrès concerne la modélisation numérique de l’atmosphère. Pour mieux cerner d’autres phénomènes de pluies intenses, comme ceux qui font régulièrement des dégâts sur le pourtour méditerranéen, Météo France développe ainsi un nouveau modèle, en test pré-opérationnel jusqu’au printemps 2017, avant d’être intégré à ses outils prévisionnels. « Il y a énormément d’outils mais il faut les mettre en adéquation et les rendre opérationnels. Nombre de maires ne connaissent pas l’ensemble des dispositifs en place et parfois uniquement disponibles sur abonnement. Il faut plus de dialogue entre les experts, les gens du terrain et les élus. Je conseille aussi aux maires de s’informer gratuitement sur les réseaux sociaux, où des communauté d’acteurs sont très actives sur le sujet », glisse Emma Haziza.
Par ailleurs, un travail s’engage entre les services du ministère de l’Environnement et les syndicats de communes pour élargir le dispositif Vigicrues. En effet, le fait que des cours d’eau échappant au système en place de surveillance aient beaucoup débordé durant ces inondations n’a pas manqué d’interroger les acteurs du secteur. « Il faut aussi fiabiliser les stations de mesure et continuer de faire des exercices de simulation de crues. Elaborer un plan communal de sauvegarde (PCS), c’est bien mais il doit être testé, révisé, pour s’assurer de son caractère opérationnel », ajoute Marc Mortureux, directeur général de la prévention des risques au ministère de l’Environnement.

Prise en compte du risque dans l’aménagement

Des communes commencent à tenir compte des inondations dans leurs aménagements et documents d’urbanisme. Exemple mis en avant, celui d’un quartier de la ville de Romorantin (Loir-et-Cher). Un ensemble d’immeubles y a été construit en 2011 en intégrant l’aléa possible d’une crue. Ses qualités de résilience ont été démontrées. « Il faut réaliser des aménagements allant dans ce sens, plus intelligemment et en tenant compte des gros problèmes que pose le ruissellement », estime Jean-Jacques Cottel, député du Pas-de-Calais. « Et arrêter d’urbaniser n’importe où ! Dans ma circonscription, c’est le cas dans le lit majeur de la rivière Oise, non sans l’accord des services de l’Etat ! », cite Patrice Carvalho, député de l’Oise et maire de Thourotte. « Les Papi, PPRI*, PCS représentent de réelles avancées. En cas de crise, les cellules réunies autour des préfets sont bien plus efficaces qu’auparavant. Il n’empêche qu’on observe un affaiblissement dans l’administration de la culture du risque », complète Philippe Duron, ancien maire de Caen et député socialiste du Calvados.

Entretenir les rivières

Pour Yves Albarello, député-maire (LR) de Claye-Souilly, en Seine-et-Marne, les élus locaux sont confrontés à un manque de moyens pour entretenir leurs rivières. « Or c’est un enjeu crucial pour prévenir les inondations. La loi sur l’eau complique les choses en n’autorisant pas le dépôt de limon sur les berges. Notre syndicat de rivière n’ayant pas les moyens de payer pour leur traitement, nous pratiquons le curage en toute illégalité et sommes verbalisés par l’Onema [Office national de l'eau et des milieux aquatiques, ndlr], considérés comme des délinquants hydrauliques, alors même que nous faisons cela pour améliorer l’écoulement et protéger les habitants ». Par le biais d’une déclaration d’intérêt général (DIG), il est possible pour une collectivité de légitimer son intervention et de faire curer une rivière. « Nous le pratiquons mais c’est une procédure lourde à gérer et qu’il faut absolument simplifier », conclut Martial Saddier, député (LR) de la Haute Savoie.

Morgan Boëdec / Victoires éditions

 

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